Projet de loi 52: le gouvernement québécois maquille la vérité

Vedette

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Le gouvernement du Québec tente de maquiller les mots qui tuent.

Le gouvernement du Québec tente de maquiller les mots qui tuent.

Le projet de loi 52, Loi concernant les soins de fin de vie, n’est que duplicité. Bourré de fausses affirmations et d’euphémismes, il est rédigé dans une langue de bois des plus navrantes. Le projet de loi nous jette la poudre aux yeux en définissant l’euthanasie sous l’euphémisme d’« aide médicale à mourir (AMM)», comme faisant partie de la panoplie des soins palliatifs (renommés pour la cause « soins de fin de vie »). Par la suite, on insiste sur le droit de chacun aux « soins de fin de vie » et hop, le tour est joué, l’euthanasie est entrée par la porte arrière!

Une classe de la société obtient le droit de tuer

Cette « AMM » ne sera disponible qu’à ceux qui rencontrent les critères déterminés par le gouvernement. Ces critères (très vagues dans le projet de loi) seront appliqués par les médecins qui devront, pour chaque patient qui en fait la demande, s’assurer « de la persistance de ses souffrances ». En fin de compte, le médecin aura le mot final. L’autonomie du patient, réclamée par les tenants de l‘« AMM » est illusoire. Ce projet de loi donne en effet le droit de tuer à une classe de notre société : la classe médicale. Ce n’est pas de bonne augure lorsque le système de santé est en crise (seulement 20% des citoyens ont accès à des soins palliatifs), crise que le déclin démographique ne fera qu’empirer.

L’institutionnalisation des préjugés envers les personnes vulnérables

Les « balises » proposées pour encadrer l’« AMM », ne font en fait qu’institutionnaliser les préjugés envers les personnes handicapées et les personnes souffrant d’une maladie chronique. Tous les efforts que le gouvernement déploie présentement pour prévenir le suicide ne s’appliqueront qu’à ceux qui sont assez jeunes et en bonne santé physique. Pour les autres, ce sera la piqûre, solution facile qui épargne maints efforts pour soigner la personne qui souffre. Pour se débarrasser de la souffrance, on se débarrasse du souffrant. Ce projet de loi exposera aussi les aînés à la maltraitance. Une personne maltraitée sera plus portée à demander l’ « AMM ».

Si les belges sautent en bas de la falaise, devons-nous les suivre?

Le projet de loi 52 est un calque de la loi belge sur l’euthanasie – un modèle de la pente glissante :

Que faire?

Prière

Il faut plus qu’un simple exercice démocratique, il faut changer les cœurs de nos concitoyens et nos dirigeants.

Étude

Premièrement, il faut se familiariser avec le texte du projet de loi 52 — section pertinente : chapitre IV (articles 26 à 31) sur l’« aide médicale à mourir». Informez-vous sur la question – visitez les sites web suivants:

Action

  • Exprimez votre désaccord à votre député. (Plusieurs députés croient qu’il n’y a pas d’opposition à ce projet de loi).
  • Essayez de rencontrer votre député en personne. Le cas échéant, téléphonez-lui ou envoyez une lettre sur papier. Ces efforts ont plus d’impact que de simplement envoyer un courriel.
  • Allez sur le site web de l’Assemblé nationale et commentez le projet de loi.
  • Faites valoir votre opinion dans les médias, avec vos proches et vos amis.
  • Signez le manifeste du Collectif de médecins du Refus Médicale de l’Euthanasie
  • Signez la « Déclaration d’espoir »
  • Soutenez financièrement les organismes pro-vie cités ci-haut.

Pour plus de renseignements:

Qu’il ne soit pas dit que nous n’avons rien fait pour freiner cette abomination!

Liste de lecture sur le projet de loi 52

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Articles traitant spécifiquement du projet de loi 52

Projet de loi 52; mauvais médicament

Amy E. Hasbrouck, de l’organisme Toujours Vivant-Not Dead Yet
Le projet de loi 52 est discriminatoire envers les personnes avec déficiences.

Immoral et inconstitutionnel

Marc Beauchamp et Michel Racicot
« Le gouvernement Marois feint d’ignorer que l’euthanasie active sous forme d’aide médicale à mourir ou de sédation palliative terminale avec intention de causer la mort constituent des homicides et sont des actes criminels. Tuer n’est pas un soin. »
M. Beauchamp est médecin et porte-parole du Collectif de médecins du refus médical de l’euthanasie. M. Racicot est avocat à la retraite et porte-parole du réseau citoyen Vivre dans la dignité.

Un projet de loi dangereux et discriminatoire

Réaction du Collectif de médecins du Refus médical de l’euthanasie et du réseau citoyen Vivre dans la Dignité au projet de loi 52

Taire pour mieux tromper

— Marc Beauchamp (chirurgien orthopédiste)
« Après avoir regardé la conférence de presse sur les moyens légaux d’appliquer les recommandations de la commission «Mourir dans la dignité», plusieurs constats surprennent sur ce qui a été dit, mais bien plus encore plus sur ce qui n’a pas été dit. À commencer par certains mots tabous qui ont été judicieusement maintenus sous silence. »

La pente glissante – chronique des dérives de l’euthanasie et du suicide assisté ailleurs dans le monde

Les dérives de l’euthanasie et du suicide assisté

Documentation fouillée sur les dérives que l’on constate dans les pays ou l’euthanasie ou le suicide assisté sont dépénalisés

L’urgence d’agir

Tous les partis politiques à l’Assemblée nationale appuient le projet de loi 52. Nous devons éduquer nos élus.

Sondage CROP: division sur le turban au soccer, consensus sur l’aide à mourir

« Le projet de loi 52 sur les soins en fin de vie déposé la semaine dernière est consensuel, alors que 76 % des répondants se disent pour, 11 % contre et 13 % ne savent pas. »

Correspondance d’une électrice et de la CAQ sur l’euthanasie

Preuve que nos élus ont la tête bien plantée dans le sable en pensant être capable de contrer la gravité de la pente glissante …

Hors Québec? VOus n’êtes pas à l’abri. Si adopté, ce projet de loi aura un effet domino sur les autres provinces.

Ontario’s Premier, Kathleen Wynne, appears to be considering Quebec’s euthanasia proposal

Alex Schadenberg, (Euthanasia Prevention Coalition)
Kathleen Wynne, première ministre de l’Ontario, regarde favorablement le projet de loi 52 (article en anglais)

Articles généraux contre l’euthanasie et le suicide assisté:

Neuf arguments pour lesquels l’euthanasie et le suicide assisté ne devraient jamais être dépénalisés au Canada

Version abrégée d’un mémoire présenté au Collège des médecins du Québec le 30 août 2009 par Joseph Ayoub, m.d. André Bourque, m.d, Catherine Ferrier, m.d., François Lehmann m.d., et José Morais,m.d.. Le mémoire a aussi reçu l’appui d’un nombre significatif de médecins de la province de Québec.

Malades incurables et handicapés se sentiront encore moins désirés

Me Claude Laferrière
L’auteur est avocat et une personne handicapée atteinte de sclérose en plaques.

Le Retour de l’Eugéniste — L’euthanasie et le suicide assisté

Christian Duchesne
Adapté à partir d’une recherche universitaire de premier cycle, « l’Âgisme étatique envers les personnes âgées et retraitées : une violence psychologique subtile »

L’euthanasie et le suicie assisté – la dignité bafouée

— Doris Gagnon
Mémoire présenté à la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité

Ce que l’Église enseigne au sujet de l’euthanasie et du suicide assisté

Organisme catholique pour la vie et la famille offre une sélection de documents.

La Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité

Cette Commission n’était consultation publique qu’en apparence. Dès le début, l’exercice n’a servi qu’à faire avancer la cause pro-euthanasie.

Chronologie des faits:

Avril 2009

Yvon Bureau, membre de l’Association québécoise pour le droit de mourir dans la dignité (AQDMD), du Collectif Mourir digne et libre (CMDL) et de Dying With Dignity/Mourir dans la dignité (Toronto), organise une tournée de conférences du Dr. Bernard Senet, un médecin français qui pratique l’euthanasie dans l’illégalité.
Sources:
Site web d’Yvon Bureau
Site du Collectif Mourir digne et libre
L’entrevue – Pour le droit d’aider la mort (Le Devoir)

Décembre 2009

Le 3 décembre, une Motion de félicitations à l’Assemblée nationale du Québec (avancée par Danielle Doyer – Matapédia) souligne les 25 années d’activisme pour l’euthanasie de M. Bureau.

La même journée une motion proposant la mise sur pied d’une Commission spéciale sur le droit de mourir dans la dignité (CSDMD). est amenée à l’Assemblée nationale.  Le vote est reporté au lendemain, 4 décembre.

Le 4 décembre, l’Assemblée nationale vote à l’unanimité pour l’établissement de la CSDMD.

Source : Site web d’Yvon Bureau

Février 2010

Le 15 février 2010, M. Bureau est invité à comparaître devant la CSDMD à titre de membre du Collectif Mourir digne et libre sous prétexte de vouloir entendre un témoignage personnel de personnes directement impliquées dans la question.
Pourtant, la même Commission n’as pas jugé nécessaire d’inviter des personnes avec déficiences qui s’opposent à l’euthanasie, par exemple le Conseil des Canadiens avec déficiences (CCD).

Printemps 2012

Publication du rapport de la CSDMD
Certains intervenants soulèvent des doutes quant à la transparence de la CSDMD.
Articles dans le Catholic Times (traductions)pdf
Analyse de Vivre dans la dignitépdf

Vivre dans la dignité offre une série d’articles sur la CSMDM

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